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« Il arrive, vite, cachez vous ! »

Les paroles du nain cavalant entre les arbres arrivèrent aux oreilles de l’Orrokeen. Ceci excitait encore plus ses pulsions meurtrières. Il était le serviteur d'Yshim-Sta. Il tuait pour sa gloire et celle de son nom.

Au bout d’un long et étroit chemin incurvé et taillé dans le sous-bois envahissant, le colosse pénétra dans une minuscule clairière illuminée par un feu. Un confortable campement y était installé. Un barbas bien en chair embaumait sur sa broche et des tapis sur de petites charpentes en bois entouraient d'épais et accueillants matelas abrités sous des toiles légères.

Pour l'instant, il avait mieux à faire que saccager le camp.

D’un geste précis de la main, il envoya une de ses masses s’écraser contre le feu. L'obscurité tomba immédiatement.

Il pouvait les entendre. Cela lui suffisait. Il entendait leurs sanglots. Son attention poussée à l’extrême, il en détermina même la provenance. Ils étaient là, cachés entre les racines de la souche d'un arbre sans âge.

Il s'approcha.

Un nain et deux naines étaient réfugiés là. Lui n'était pas un combattant, un de ses bras avait dû être broyé au combat. Elles n'étaient que des civiles.

Le nain, se releva et fit face à l'Orrokeen en pointant sur lui un poignard qu'il tenait de son bras valide.

« Crétin ! » pensa-t-il.

La main du colosse le projeta au sol en l'assommant sans le moindre effort. Il ne s'attarda pas à contempler l'effroi de ses autres proies et lança sa masse de toutes ses forces contre ces honteuses masses vivantes. Dans le bruit étrange des os broyés et de la chair qui explose, le sang gicla et le recouvrit d'éclaboussures. Mais son coup négligent n'était pas venu à bout des deux misérables. Il se saisit de celle qui était encore en vie et lui broya les os au travers de la peau en l'écrasant méthodiquement entre ses grosses mains.

Le silence revint. Mais tandis qu'il se retournait pour appeler ses compagnons d'armes à un saccage en règle du campement, il distingua des pleurs et des hoquets étouffés. Il fouilla la masse informe et sanguinolente des cadavres pendant quelques instants et en dégagea un enfant nain de quelques jours à peine. Il l'attrapa et se retourna vers ses compagnons qui entraient dans le camp.

"Mangez ce que vous voudrez puis brulez tout. Nous partirons à l'aube quand les cendres seront froides."